Un jour, je réglerai les problèmes de la planète en même temps que mes courses !

Publié le 17/04/19

77% des Français estiment que les entreprises ont le pouvoir de mener des actions sociales là où les pouvoirs publics sont bloqués (étude OpinionWay 2017). Message reçu par les retailers qui sont de plus en plus nombreux à s’engager aussi bien auprès du tissu associatif local que des grandes causes nationales, humaines et environnementales.

Toi + moi + nous...

Il n’y a pas de petits gestes quand nous sommes des millions à les faire ! C’est tout le principe de base de la startup MicroDON. L’idée est désormais bien ancrée : au moment du passage en caisse (physique ou digital), le consommateur se voit proposer d’arrondir son règlement à l’euro supérieur. La différence étant intégralement reversée à une association choisie par le distributeur. Rouge-Gorge, Nature & Découvertes, Biocoop, Naturalia… En France, déjà 400 entreprises sont partenaires et ont réussi à récolter plus de 11 millions d’euros reversés à quelques 1 200 associations depuis le lancement en 2009.


Faire sens

Pour la préservation des eaux de montagne chez Kusmi Tea, pour la santé masculine chez Jules, contre les violences faites aux femmes chez Séphora, … chaque marque défend ainsi une cause qui touche directement sa cible. Ce faisant, elle démontre ainsi sa capacité à s’investir dans la société tout en dépassant son rôle marchand. Une autre façon d’afficher ses engagements, de fidéliser le client et surtout de redonner du sens à son achat.


Micro don mais maxi effet

Dématérialisé, indolore et facile… le micro don ne présente que des avantages. Il faut dire qu’il bénéfice d’un environnement propice : le client a sa carte bleue en main, le montant est presque insignifiant sur le ticket de caisse et surtout, il a en face de lui un salarié formé à l’accueil du public et très souvent sensibilisé à la cause défendue. Quand on sait que seulement 14% des associations ont des salariés, on imagine assez bien la portée que constitue, pour ces dernières, des réseaux de centaines de points de ventes et des milliers de collaborateurs qui y travaillent.


1 micro-don toutes les 20 secondes en France

Face aux réductions des subventions publiques, mais aussi au vieillissement régulier de la population type des donateurs, le micro-don tombe plutôt à pic ! Il correspond non seulement aux nouveaux modes de paiement dématérialisés mais il intervient en plus de façon récurrente et très régulière, en dehors des campagnes de dons souvent coûteuses pour les budgets de ces associations. Et ça marche, avec en moyenne, 1 micro-don toutes les 20 secondes, la solidarité se porte bien !


Solidaire et local

Encore plus indolore que le micro-don : les produits solidaires. La chaîne de magasins Co-op au Royaume-Uni (la plus grande chaîne de magasins coopérative au monde avec plus de 123 000 collaborateurs), déjà très engagée dans les problématiques RSE a mis en place un fonds de soutien solidaire dédié à des associations locales. Le principe : sur une sélection de ses produits, l’enseigne reverse 1% des ventes à des associations choisies par les clients eux-mêmes. Voilà ce qui s’appelle faire sens sur toute la ligne !


Alors demain tous solidaires?

Chacun y trouve son compte ! Consommateurs comme enseignes, qui dépassent ainsi leur statut “d’acheteurs et de vendeurs” pour s’inscrire davantage dans une logique d’acteurs responsables et engagés ; et bien sûr les associations, qui aidées par la dématérialisation des moyens de paiement, voient dans le règlement des achats une nouvelle forme de générosité. On ne peut évidemment que s’en réjouir !

Crédit photo: microdon