Un jour, on aura des mini-entrepôts partout en ville

Publié le 20/05/20

En quelques années, le délai de livraison est passé de 48h à moins d’une heure. De plus en plus indissociable d’une expérience client pleinement satisfaisante, ce temps entre la commande et sa prise de possession fait l’objet d’une bataille acharnée entre distributeurs et plateformes logistiques. Jusqu’à réduire ce temps à zéro ? Presque…

Plus d’entrepôts = moins de délais de livraisons ?

Drones, robots, voitures autonomes… nous nous en sommes faits régulièrement l’écho ici, les innovations technologiques en matière de livraison à domicile ne manquent pas. Mais si, il y a encore peu, le sujet se résumait à “partir de très loin pour arriver le plus vite possible chez le client”, désormais une autre façon d’appréhender le problème s’est faite jour. Elle pourrait s’exprimer simplement : “pourquoi ne pas partir de plus près ?”. Plutôt que d’avoir en effet quelques gros entrepôts disséminés, l’idée est ici d’en avoir de plus petits, d’en avoir plus et surtout d’en avoir situés proches des clients. Mais ne croyez surtout pas que cette approche ne se résume qu’à une simple opération immobilière…

Des mini-centres de livraison partout en ville.

LAVKA à Moscou, DELIVERR, FABRIC ou encore BOND aux USA… aujourd’hui de plus en plus d’acteurs – le plus souvent issus de la tech – se lancent dans ce type d’initiatives. BOND, par exemple, dispose à New-York de 6 centres de distribution qui font chacun à peine 50m2. Ces dépôts de micro-fulfillment équipés de toutes les infrastructures techniques et logicielles, situés à des endroits stratégiques garantissent ainsi disponibilité et réactivité sur les produits les plus commandés et permettent de raccourcir les délais de livraison. Les clients ? Des e-commerçants et des enseignes, petites ou grandes, qui trouvent ici une solution clé en main pour rivaliser avec les géants du web. Un dispositif qui permet ainsi aux acheteurs en ligne de planifier leurs livraisons de façon précise, dans des fenêtres de 3h, d’entrer en contact avec le livreur et même pour certains de gérer le retour d’articles. Alors et si demain, des magasins dédiaient une partie de leur surface à ce type de projet ?

Le magasin de centre-ville : nouvelle plateforme de livraisons ?

C’est notamment ce qui se passe aux USA où de plus en plus de chaînes transforment une part de leur m2 commerciaux en “dark store”, comprenez des espaces dédiés à la livraison.

Une transformation partielle qui traduit de plus en plus la pression qu’exerce “le fonctionnel” sur “l’opérationnel”. Problème : si le délai d’attente d’une livraison devient moins important qu’à celui d’une caisse de magasin, ce dernier ne risque-t-il pas de se retrouver complètement déserté ?  Et même peut-être de faire disparaître métiers, mais aussi lien social, dans des villes qui perdent déjà leurs commerces de proximité ?

L’essentiel :

Côté livraison, si la couverture et le “zéro émission”, sont importants, c’est bien les délais de livraison qui restent la priorité absolue. Pour toujours mieux l’améliorer et surtout le réduire, startups et géants de la tech se mobilisent jusqu’au cœur de nos grandes villes.

Crédit photo : Lavka, Deliverr, iStock