Un jour, j’aurai honte de rouler seul !

Publié le 30/09/19

On estime que dans le monde, les transports sont responsables à 29% de la pollution atmosphérique. Et si le covoiturage libre faisait partie de la solution ? Plus responsable, plus conviviale et de plus en plus répandue, la pratique s’ancre désormais dans les habitudes de chacun. Jusqu’à transformer demain toute une économie ?

1,1 personne par voiture.

C’est le taux d’occupation moyen des voitures en France. En passant à 2, on pourrait réduire d’un tiers le nombre d’automobiles sur nos routes. Sachant qu’en moyenne, chaque jour, plus de 250 km de bouchons se forment dans les grandes villes ; et que la pollution automobile pourrait coûter, à elle seule en Europe, près de 60 milliards d’euros en frais de santé ; partager sa voiture semble être une alternative nécessaire pour notre futur.


Comment faire du covoiturage ?

Simple, il suffit de se connecter à une appli ou à un site de covoiturage sur les moteurs de recherche… et de se laisser guider ! D’autant que la pratique n’est désormais plus seulement réservée aux seuls longs trajets.

On covoiture maintenant pour aller à l’aéroport (CAR-FLY), pour transporter des colis (COCOLIS), pour se faire livrer ses courses (COURSEUR) et surtout pour aller au travail avec notamment BLABLALINES, la “petite sœur” de BLABLACAR, devenue en quelques années un géant mondial du covoiturage et l’ennemi déclaré de l’autosolisme.


BLABLACAR : le service de covoiturage n°1

BLABLACAR est en effet  aujourd’hui la plus grande communauté de covoiturage au monde. Présente dans 22 pays (de la France à la Russie, en passant par l’Inde ou le Brésil), elle fait voyager plus de 25 millions de personnes par trimestre. Et avec un taux d’occupation moyen de 3,9 personnes par véhicule, elle permet, chaque année, d’éviter le rejet de 1,6 million de tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Soit l’équivalent de toutes les émissions générées par les transports à Paris sur un an.

Quand BLABLACAR élargit son offre

Devenue incontournable sur les trajets en voiture longue distance, la startup continue sur sa lancée. Elle a ainsi racheté fin 2018, la filiale de bus de la SNCF, OUIBUS, pour créer BLABLABUS, son propre service de transport par car. Un peu plus tôt en 2017, elle s’est également positionnée, avec BLABLALINES, sur le covoiturage domicile-travail. Le tout avec un certain succès, porté notamment par une stratégie offensive et une politique volontariste du gouvernement français sur les nouvelles mobilités.

La Loi d’Orientation des Mobilités accélère le développement du covoiturage

Votée en France en décembre 2019, la LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) ambitionne de rendre les transports du quotidien plus faciles, plus propres et moins coûteux. Plus de 13 milliards d’euros vont ainsi être investis jusqu’en 2023, avec notamment comme objectif le déploiement sur tout le territoire des recharges électriques, la fin des voitures à énergies fossiles carbonées d’ici à 2040 et bien sûr le développement de la pratique du covoiturage.

La France affiche ainsi sa volonté, sur ce dernier point, de tripler le nombre de trajets par jour pour le porter à 3 millions d’ici à 2023. Un pari qui s’appuie par la révolution numérique… mais aussi sur une politique de subventions afin de favoriser le “réflexe covoiturage”.

Combien coûte un trajet en covoiturage domicile-travail ?

Avec BLABLALINES, aller au travail en covoiturage, aujourd’hui ça ne coûte rien… et ça peut même rapporter de l’argent pour celui qui est au volant ! Pour l’heure en effet, l’appli ne prélève aucune commission sur les trajets.

Des trajets gratuits ou subventionnés pour créer le “réflexe covoiturage”.

Mieux encore, l’appli rémunère les conducteurs en fonction de la distance effectuée (1€ pour 10 km, 2€ entre 10km et 20 km et 0,1€/km au-delà de 21km). Rémunération parfois même complétée par l’entreprise voire par les autorités locales qui n’hésitent pas à mettre la main à la poche dans le cadre de la LOM.

Une politique qui a bien sûr pour but d’ancrer la pratique du covoiturage dans le quotidien des salariés, mais qui se révèle être aussi pour la maison mère BLABLACAR une stratégie de conquête puissante sur un marché prometteur.

Le covoiturage gratuit du domicile au travail, jusqu’à quand ?

Si la situation profite bien évidemment aux usagers, une question se pose cependant : jusqu’à quand covoitureurs et covoiturés, profiteront-ils de ces subventions ? Et quel sera demain le prix du service, si la concurrence n’existe plus car un seul opérateur, en situation de monopole, occupe le marché ?

Le covoiturage redéfinit la mobilité

Au delà de ces préoccupations financières bien légitimes, c’est aussi tout notre rapport à la mobilité et plus particulièrement à la voiture qui peut nous interroger. On le voit de plus en plus, les jeunes générations, nées, ou en tout cas bercées, à l’économie du partage, privilégient désormais davantage l’usage que la possession. Quel avenir donc pour un marché automobile déjà mis à mal par la crise de la Covid-19 ?

La Covid-19 va-t-elle redistribuer les cartes ?

Production à l’arrêt, difficulté chez les constructeurs comme chez les équipementiers… le coronavirus a non seulement mis le secteur de l’automobile à l’arrêt, mais il va en plus bouleverser de façon durable de nombreuses habitudes. A commencer par celle de se rendre (tous les jours) au bureau.

A l’avenir : moins de déplacements, plus de covoiturage ?

De récents sondages révélaient en effet que plus de 30% des salariés ne souhaitaient retourner sur leur lieu de travail et préféraient le télétravail. Un chiffre qui pourrait demain peser sur nos modes de déplacement et notre besoin de posséder une voiture. Rien d’étonnant donc à ce que tous les acteurs du marché cherchent aujourd’hui à se diversifier.

La micromobilité : un nouveau marché à conquérir

C’est le cas, notamment avec certains constructeurs automobiles, comme MERCEDES-BENZ qui a lancé son propre service d’autopartage, de UBER qui s’est associé à LIME, l‘application qui gère les parcs de trottinettes urbaines, et même de BLABLACAR qui vient de lancer son propre réseau de trottinettes électriques. Après la bataille du rail et celle du ciel, voici sans doute venue celle de la micromobilité.

Quels sont les 5 avantages du covoiturage ?

  • Partager les frais de transport
  • Limiter l’encombrement des routes
  • Agir pour la planète
  • Pouvoir se déplacer même en temps de grève
  • Faire des rencontres et ne plus voyager seul