Un jour, les crypto-monnaies ne nous feront plus peur.

Publié le 22/11/19

Bitcoin, Ripple, Tezos, Ethereum… même si depuis le début des années 2010, les monnaies virtuelles ne cessent de se développer, elles restent encore l’apanage d’initiés (on estime qu’en France, environ 7% de la population en détient. Source : Institut Kantar TNS ) Pourtant, sous l’impulsion d’acteurs connus et établis, les choses pourraient bien changer. De là à bouleverser notre rapport à l’argent ? Peut-être…

De quoi parle-t-on ?

 

En 2019, il existerait dans le monde pas moins de 2 870 crypto-monnaies en circulation qui représenteraient une valeur totale de 246 milliards d’euros. En 1 an, leur nombre aurait grimpé de + de 50 % et leur valeur de près de 35% (Source : Institut National de la Consommation). Rien d’étonnant donc à ce que de plus en plus d’institutions comme de grands groupes s’y intéressent de près. D’autant que portées par le fameux principe de la blockchain, elles présentent de nombreux avantages en termes de sécurité, de transparence et d’accessibilité en minimisant les intermédiaires.


Libra, la monnaie made in Facebook.

 

Annoncée à grands renforts de média en 2019 et portée par le groupe de Mark Zuckerberg, mais aussi par d’autres partenaires comme Mastercard, Spotify ou Uber, Libra envisage, comme le revendique son site, de “devenir la devise d’une économie mondiale transformée et d’être au service de milliards d’individus”. Elle entend ainsi répondre à un besoin grandissant d’échange d’argent (1,7 milliards de personnes n’ont pas accès aux services bancaires et 85% des transactions dans le monde sont réalisées en espèces), d’accélération des paiements et surtout d’une baisse significative des coûts liés aux transferts. De beaux discours qui peinent cependant à convaincre… à commencer par les états.


Mon argent ! Mon argent !

 

Parmi les craintes, on trouve bien sûr celle de la perte du contrôle de la monnaie et de tout ce qui s’y rattache (politique économique, investissement, souveraineté nationale…), mais aussi celle de la protection des données. Car derrière l’argent, il y a surtout ce que l’on en fait. Si l’argent liquide disparaît au profit d’une monnaie virtuelle créée par un acteur privé et que cette dernière permet de tracer l’ensemble des achats -même les plus anodins – qui pourrait garantir que cette data ne serait pas utilisée à des fins marketing ? Si pour l’heure, le lancement de Libra est repoussé, il n’empêche que l’apparition d’une crypto-monnaie “gouvernementale” est plus que jamais d’actualité. La Chine a en effet annoncé qu’elle travaillait depuis plus de 5 ans à la création de sa propre crypto-monnaie ; et qu’elle s’apprêtait à la lancer en test dans les prochains mois. Et cette fois, l’argument de la perte de souveraineté nationale ne tient plus…

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