Un jour, on choisira de ne plus choisir (merci les DNVB !).

Publié le 01/04/19

DNVB. Non ce n’est pas le nom du nouveau phénomène électro pop du moment, mais derrière cet acronyme se cache tout de même de quoi bien agiter la planète retail !

Les Digital Native Vertical Brands (DNVB), par leur modèle, leurs produits et leur relationnel client, redessinent à leur manière le paysage de la consommation… et s’imposent mine de rien comme une alternative forte face aux géants de l’hyper choix type Amazon ou Alibaba.

Ouvrez grand les yeux et les oreilles car vous n’avez pas fini d’en entendre parler !

 

Oh les belles verticales !

A l’heure de la mondialisation et de l’hyper-choix, certains ont justement choisi de ne travailler que sur un seul type de produit pour en maîtriser totalement l’écosystème.

En France, ils s’appellent Bonne Gueule, Sézane, Bergamotte ou encore Le Slip Français. Ailleurs en Europe, on parle des collants de Studio Heist, des vêtements indestructibles de Tom Cridland et aux Etats-Unis des matelas Casper ou des chaussures Allbirds… toutes ces marques représentent ce qu’on appelle les Digital Native Vertical Brands. Autrement dit des marques dont le business model repose sur une verticale bien définie (les matelas, les lunettes, les fleurs…) pour en devenir la référence tant au niveau qualité/prix qu’expérience client.

Suppression des intermédiaires à tous les niveaux, démarche customer centric très poussée et relationnel très fort avec les consommateurs constituent leur ADN.


“De meilleurs ingrédients, moins de dollars. C'est si simple.”

C’est avec ce claim que Brandless, une marque enseigne, est par exemple en train de s’imposer peu à peu sur le marché américain.

Lancée en 2017, la marque – dont le nom signifie quand même “sans marque”- s’est donnée pour mission de rendre les meilleurs produits accessibles et abordables pour plus de gens. Dont acte : avec plus de 350 références qui vont de l’alimentation à la cosmétique en passant par les produits ménagers ou les ustensiles, Brandless propose systématiquement un seul produit par catégorie avec un engagement de qualité, d’éthique et de responsabilité maximal… pour un prix ultra compétitif. La grande majorité des produits tournent en effet autour des 3$.


Définitivement, less is more!

A l’image de ses packagings épurés, Brandless va à l’essentiel. En se passant des intermédiaires et des étapes liés habituellement à la grande distribution et au marketing et en maîtrisant toute la chaîne, du sourcing à la distribution en passant par le conditionnement, la marque est en mesure de ne faire payer au client final que le prix le plus juste pour un produit de grande qualité.

Et Brandless ne compte pas s’arrêter là : la marque vient en effet de lancer une formule d’abonnement. Pour 36$ par an, les clients ne payent plus de frais de port et font en même temps une bonne action puisque 10 repas sont offerts en leur nom à des personnes en difficulté.


Vive l’expérience client !

100 jours pour tester son matelas haut de gamme et le renvoyer s’il ne convient pas chez Casper, une paire de lunettes offerte à une association pour chaque paire de lunettes achetée chez Jimmy Fairly, le message personnalisé et plein de petites attentions dans les colis Sézane… toutes ces marques ont non seulement en commun de travailler sur des produits de grande qualité mais en plus de délivrer une expérience client qui se veut pleine de sens (et donc de préférence) à l’ensemble de leurs clients.

Et ça plaît !

Une tendance à surveiller : selon un sondage de la Revue des Marques paru en 2018, les millennials, de plus en plus en quête de transparence et d’authenticité, estiment que seuls 25% des marques existantes trouvent grâce à leurs yeux. Les 75% restantes pourraient disparaître sans que cela ne leur fasse ni chaud ni froid !

Crédit photo : Brandless